Un projet industriel ancré dans le Moungo
À la date de cette publication, le projet de SAMEN INDUSTRY à Baré-Bakem demeure un marqueur important de l’ambition de transformation locale du cacao dans le Moungo. Patrice Samen, promoteur de SAMEN INDUSTRY S.A. et maire de Nkongsamba 2e, porte cette implantation industrielle dans un territoire relié au bassin économique de Nkongsamba et situé à environ 154 km de Douala.

La presse camerounaise a présenté le projet comme une future unité de transformation ou de broyage du cacao à Baré-Bakem. Cette orientation a notamment été relayée par EcoMatin, Cameroon Tribune, Actu Cameroun et Alwihda Info.2,3,4,5
Les caractéristiques vérifiées de SAMEN INDUSTRY
Faits confirmésL’usine est construite sur un site de 3 hectares, dont environ 1,4 hectare destiné au bâtiment principal. La ligne de broyage est conçue pour une capacité d’environ 4 tonnes par heure, soit environ 32 000 tonnes de fèves par an. L’investissement est estimé entre 20 et 30 milliards FCFA, avec 300 à 500 emplois directs attendus.
La première pierre a été posée le 27 février 2026 en présence du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, et du ministre de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe. Cet événement institutionnel a également fait l’objet d’une couverture dans la presse nationale. Le projet s’inscrit dans le cadre de la SND30 et de la politique d’import-substitution.4
Les produits cibles comprennent le beurre de cacao, la poudre, la masse et le tourteau. Cette gamme positionne l’installation au-delà de la seule collecte de fèves : elle vise la production locale de matières semi-finies et finies susceptibles d’intéresser des industriels de l’agroalimentaire, de la chocolaterie et d’autres utilisateurs d’ingrédients issus du cacao.

Un calendrier opérationnel à confirmer
Informations à confirmerLa mise en service avait été annoncée avant juillet 2026. À la date du présent article, les extraits de presse disponibles ne permettent toutefois pas de confirmer que l’usine est effectivement entrée en exploitation, ni de préciser son niveau d’avancement industriel. Le statut de la construction, les essais techniques, la disponibilité commerciale des produits et le calendrier des premières livraisons restent donc à confirmer directement auprès de SAMEN INDUSTRY.
Cette distinction est essentielle pour les acheteurs et partenaires. Les capacités annoncées décrivent le dimensionnement prévu de la ligne, mais ne constituent pas une confirmation de volumes immédiatement disponibles. Tout échange commercial devrait ainsi préciser le produit recherché, les spécifications techniques, les volumes, le conditionnement, les délais et les modalités logistiques.
Enjeu territorial et chaîne de valeur
L’implantation à Baré-Bakem peut contribuer à rapprocher la transformation industrielle des zones de production et des acteurs économiques du Moungo. La couverture médiatique consacrée à Baré-Bakem souligne précisément cette orientation vers une plus grande transformation locale. D’autres publications ont également associé le projet à l’augmentation des capacités camerounaises de broyage du cacao.3,2
Pour le territoire Nkongsamba-Moungo, l’enjeu réside dans l’organisation progressive d’une chaîne reliant approvisionnement en fèves, contrôle qualité, stockage, transformation et expédition. La réalité de ces dispositifs, ainsi que les conditions d’achat auprès des fournisseurs, doit néanmoins être documentée et confirmée avant tout engagement.
Priorités pour les partenaires industriels
Dans la perspective de futurs échanges, la préparation documentaire constitue un chantier central. Elle peut couvrir l’identification des fournisseurs, l’origine des fèves, les informations de parcelles lorsque celles-ci sont requises, la séparation des lots, les registres de réception et la conservation des données de traçabilité.
Cette démarche relève de la readiness documentaire. Elle ne permet pas, en l’état des informations disponibles, d’affirmer qu’un lot ou que SAMEN INDUSTRY est conforme au règlement européen sur la déforestation. Une telle appréciation dépendrait des données propres à chaque chaîne d’approvisionnement, des contrôles réalisés et des obligations applicables à chaque opérateur.
Pour les acheteurs, les prochaines informations déterminantes seront donc la confirmation de la mise en service, les fiches techniques des dérivés, les procédures d’assurance qualité, les capacités réellement disponibles et le dispositif de traçabilité associé aux approvisionnements.
Sources
- 1.news.google.com (ouvre une nouvelle fenêtre)news.google.com/rss/search?q=%22Patrice+Samen%22&hl=fr&gl=FR…
- 2.EcoMatin
- 3.Cameroon Tribune
- 4.Actu Cameroun
- 5.Alwihda Info




